Près de 500 tweets #jenaipasportéplainte, en 3 jours ! Pas de justice, pas de paix !

#Nous avons lancé jeudi pour la France le hashtag #jenaipasportéplainte. Il a été retweeté des centaines de fois. Et le phénomène ne s’arrête pas. Comme prévu, les trolls ont passé leurs chemins, les témoignages restent. il y en a maintenant près de 500.  En voici  recension la plus complète possible.  Le Monde, Europe1, Elle.fr, Terrafemina, Madmoizelle.com en ont parlé ainsi que de nombreux blogs. Vous pouvez retrouver tous les liens ici : http://www.scoop.it/t/revue-de-presse-pas-de-justice-pas-de-paix

 Le hashtag, envahi par moment par des « trolls », des perturbateurs, a aussi montré combien est justifiée la difficulté de se dire et de porter plainte : signe de la réaction de la société qui ne veut pas voir. Car lire tous ces tweets, c’est dur. C’est vrai. Mais ce qui est dur, c’est de se dire que tous ces crimes ont été commis et n’ont pas été punis. Et que derrière les quelques centaines de témoignages, il y en a des milliers d’autres. Dur aussi, de voir qu’aujourd’hui, toutes celles et ceux qui nous les livrent, vivent toujours avec. Certaines personnes nous envoient des messages deux jours après leur tweet, signe de l’importance que cette campagne représente pour elles. Encore une fois, merci à toutes, à tous.

Nous avons enlevé les identifications, mais tous les témoignages ont été reçus, soit sur le fil twitter, soit sur l’adresse du manifeste pasdjusticepasdpaix@gmail.com soit en message privé sur facebook et twitter.

#jenaipasportéplainte parce que j’avais 19 ans et que c’était mon « copain » #DateRape #IdidNotReport

 

#jenaipasportéplainte parce que j’avais 14 ans et que c’était mon prof

 

#jenaipasportéplainte parce que c’était une tentative ratée et que, du coup, pour le prouver, c’était la merde.

 

#jenaipasportéplainte p.que des années + tard la personne qui ma fait ça travaille dans le monde médical aux clans protecteurs

 

 #jenaipasportéplainte parce que Zorro est arrivé juste à temps pour l’empêcher de me violer,et qu’une tentative « c pas si grave »

 

#jenaipasportéplainte, rongée par la honte, la peur, la douleur. La colère ? Oui, envers moi. Ms qu’est-ce que j foutais là ?

 

#jenaipasportéplainte j’imaginais les mines défaites de mes parents. J’allais pas leur infliger ça tout de même ?!

 

#jenaipasportéplainte, mes amies non plus. Et puis de tte façon, maintenant ya prescription, alors… MERDE !

 

J’ai porté plainte. L’avocate m’a bien préparée, le juge m’a entendue. Ms prescription. Je ne suis qu’1 parmi des milliers! :/

 

Comme beaucoup à bout de force #jenaipasportéplainte

 

C’était mon cousin et j’avais peur que ma famille ne me croit pas#jenaipasporteplainte

 

« J’étais tétanisée, j’ai pensé « non !  » mais je ne l’ai pas dit… » #jenaipasportéplainte

 

Mon médecin n’a pas voulu me faire un certificat médical#jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte Ma soeur, elle, avait 18 ans, elle était domestique aussi. Le viol n’était pas un crime

 

#jenaipasportéplaintepersuadée que jamais ils ne seraient retrouvés. Ne parlons même pas de jugement.

 

#jenaipasportéplainte parce que j’avais 15 ans, et que c’était un « simple » attouchement.

 

#jenaipasportéplainte j’étais seule en Espagne et c’était mon coloc, je n’ai pas su quoi faire.

 

#jenaipasportéplainte p. que ma mère a pas voulu quand j’étais petite pr protéger mon instit, si 0,01% de chances d’innocence

 

C’était mon cousin et j’avais peur que ma famille ne me croit pas#jenaipasporteplainte

 

C’était mon oncle, c’était « que » des attouchements… J’avais honte, j’ai eu peur des conséquences sur la famille… #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte avais 52 ans ai reçu des menaces de mort de ses copains +eu des relations, vois la vie en N&B.Suis une morte vivante.

 

#jenaipasporteplainte mais j’aurais dû. Comme beaucoup je regrette

 

Il est revenu une semaine plus tard et a tellement insiste que j’ai fini par laisser faire #jenaipasporteplainte 

 

Il m’a convaincue que j’en avais envie et qu’il me rendait service. Et on bosse dans la même boite. Et j’avais bu. #jenaipasporteplainte

 

#jenaipasportéplainte parce qu a douze ans  » on imagine beaucoup de choses »

 

Parce que j’étais trop petite, parce que c’était mon grand père…#jenaipasportéplainte

J’avais 6 ans et c’était ma mère. #jenaipasportéplainte

 

Je le croise encore(et j’ai porté plainte trop tard mais il a malgré tout été auditionné). Question de prudence donc…#jenaipasportéplainte

 

Parce que c’est un homme qui a beaucoup d’influence dans ma ville qui a beaucoup d’influence dans ma ville#jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte ‘entre sa manipulation et les réactions traumatiques incompréhensibles, j’apparais comme « non crédible » pour beaucoup.

 

#jenaipasportéplainte chaque fois que je le croise depuis la plainte, je vois la haine dans ses yeux et le mépris de ceux qui le protègent.

 

#jenaipasportéplainte J’avais 15 ans et je n’ai pas crié assez fort

 

#jenaipasportéplainte Parce que j’étais petite et que je ne savais pas que c’étais mal.

 

#Jenaipasportéplainte car le policier m’a dit que c’était de ma faute. Bah ouais une fille à 2h en jupe tte seule c’est scandaleux !!

 

#jenaipasportéplainte contre mon oncle alors qu’il a fait des attouchement a ma grande soeur trop faible, il y a quelques année.

 

#jenaipasportéplainte parce que c’était mon mec… et je regrette de ne pas l’avoir fait.

 

#jenaipasportéplainte car je croyais que c’était normal…

 

parce que je sais que mes parents se désolidariseraient de moi, et que j’ai peur de leur faire du mal #jenaipasportéplainte

 

#Jenaipasportéplainte parce que c’était mon père, qu’il était saoul et qu’il m’avait attaché au radiateur de la cuisine « pour regarder ».

 

#Jenaipasportéplainte parce que j’avais 5 ans, je croyais que mon père jouait au « papa et à la maman » avec elle… qui n’était pas d’accord.

 

#Jenaipasportéplainte parce que j’étais trop jeune et j’avais peur. Maintenant j’ai un homme parfait et ce n’est plus que du passé.

 

parce que, quand j’avais 6 ans ma maman m’a dit de ma taire et d’oublier cette histoire, je me suis tue et j’ai oublié#jenaipasportéplainte

 

#Jenaipasportéplainte car je me sentais coupable : j’étais seule, tard, dans le métro (mineure à l’époque).

 

Parce que j’étais enfant, et n’avais pas conscience … #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte parce que déballer l’horreur devant un flic qui vous prend de haut c’est pas facile!

 

#jenaipasportéplainte parce que j’avais 14 ans, et que ça me semblait « anodin »

 

#jenaipasportéplainte parce que c’était mon copain, et que dans le couple, c’est pas possible..

 

#jenaipasportéplainte parce que je me suis défendue et que c’est resté une tentative

 

#jenaipasportéplainte parce que c était le mec avec lequel je vivais

 

Moi non plus, #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte j’avais 5 ans. Et nous sommes des millions comme ça, Pas de Justice, pas de paix !

 

#jenaipasportéplainte Les deux premières fois. Trop peur, trop jeune, culpabilisée… mais #jaiportéplainte pour le 3e.

 

Et je ne le dirai jamais, parce que cela tuerait ma mère d’apprendre qu’elle n’a pas pu me protéger. #TweetPrecedent#jenaipasporteplainte

 

Parce que j’ai été trop naïve, que j’ai fait confiance à un inconnu et qu’on m’aurait prise pour une imbécile #Jenaipasportéplainte

 

#Jenaipasporteplainte il me harcelait, devenait agressif. On m’a dit alors qu’il en avait le droit, c’était mon mari

 

#jenaipasportéplainte parce que personne ne peut croire que ça peut aussi arriver à un garçon.

 

#jenaipasportéplainte parce que c’était mon frère ainé et que ça aurait détruit ma famille. Je ne pouvais pas me sentir responsable de ça.

 

#jenaipasportéplainte parce que j’avais 13 ans et que je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait.

#Je n’ai pas porté plainte il m’avait dit de ne pas le dire à ma mère,j’avais honte, j’avais peur deèlui,peur que ma famille ne me croit pas.

 

#jenaipasportépalinte parce-que j’avais peur qu’on ne me croit pas, ou que j’avais fait exprès.

 

#jenaipasportéplainte j’avais 14 ans, lui + 10de+ il m’a fait croire que je l’avais bien cherché et que c’était un privilège pour moi

 

Parce qu’il m’a dit que personne ne me croirait, même pas mes parents, #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte J »ai été violée à 8 ans .je l’ai révélé étant adolescente. J’avais peur que le procès ne condamne pas mon agresseur.

 

#jenaipasportéplainte parce que vos proches cherchent en vous des réponses aux questions qu’ils ne savent pas poser, faute de soutien

 

#jenaipasportépleinte parce que je n’ai pas encore trouver le courage d’en affronter les conséquences

 

#jenaipasportéplainte on était une bande de pote’on a tous squatté et dormi ensemble. il s’est arrêté quand j’ai menacé de crier

 

#jenaipasportéplainte – par ce que un ami plus âgé est venu a ma rescousse et qu’avec mes 11 ans je n’avais pas vu le danger

 

#jenaipasportéplainte parce que c’était sûrement de ma faute et c’était toujours des hommes que je connaissais bien

 

#jenaipasportéplainte Ils étaient plusieurs, c’était dans un collège bien réputé, ils étaient jeunes, je n’ai pas réagi.

 

#jenaipasporteplainte dans la même organisation politique que lui, tout se sait très vite. Et lui,mieux « place » c est lui qu’ on aurait cru..

 

#jenaipasportéplainte ils m’ont frappée sur le sexe je pensais que c’était de ma faute j’aurais dû changer de trottoir

 

#jenaipasportéplainte c’était un troll, c’était une menace de meurtre et de viol, j’ai laissé passer

 

#jenaispasportéplainte c’était un universitaire. J’ai réussi à m’échapper. Cela ne m’est même pas venu à l’idée

 

#jenaipasportéplainte parce que c’était mon grand-père. J’aimais trop ma famille pour la voir se détruire.

 

#jenaipasportéplainte c’était mon cousin il m’a menacée si je parlais

 

#jenaipasportéplainte ma famille m’a découragée m’a dit d’oublier

 

Il se branle pendant mon 1° examen gynéco, j’avais 19 ans j’étais vierge #jenaipasportéplainte médecin de famille

 

#jaipasportéplainte parceque j’ai compris adulte que cela avait été des attouchements subtils ce truc pas compris quand j’avais 7 ans

 

#jaipasportéplainte parceque je crois que je l’ai évité de justesse en courant et que j’avais 13 ans

 

#jaipasportéplainte parce qu’ils m’ont « juste » arraché ma culotte

 

#Jenaipasporteplainte parce que cela aurait tué ma mère de savoir qu’elle n’a pas pu me protéger.

 

#jaipasportéplainte alors que ces photos ont été diffusée et projetée en cours, et m’ont suivies pendant 7 ans

 

#jenaipasportéplainte parcque avec tout cet alcool je ne pensais pas que certains viendraient me prendre en photo pdt l’amour ac mon copain

 

#jenaipasportéplainte Un soir j’ai revu une amie perdue de vue. Elle m’a confiée avoir été violentée, je n’ai pas su quoi dire.

 

#jenaipasportéplainte Mon meilleur ami a subit un viol, aujourd’hui il est mort, il s’est suicidé.

 

#jenaipasportéplainte Ma meilleur amie a été violée. J’ai mal.

 

Pqu’ un vieux Mr qui vs tripote, enfant, ds la rue, s’enfuit ensuite dans le néant sauf ds vos souvenirs #jenaipasportéplainte

 

Pque les adultes qui savaient autour de moi ont tt fait pour que je considère ma parole comme illégitime #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte J’avais 14 ans, j’ai réussi à m’extraire de la voiture de ce père de famille. Je ne l’ai dit à personne.

 

#jenaipasportéplainte pcq c’était mon ex mari

 

Parce qu’il m’a dit que personne ne me croirait, même pas mes parents, #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte parce que vos proches cherchent en vous des réponses aux questions qu’ils ne savent pas poser, faute de soutien

 

#jenaipasportéplainte parce que la honte vous submerge peu à peu devant le mur d’incompréhension que vous devez souvent seul surmonter

 

#jenaipasportéplainte parceque c’est elle qui a été violée,qu’elle dit qu’elle n’a pas encore la force d’attaquer son père, et que je l’aime

 

#jenaipasportéplainte parceque les flics m’ont fait des réflexions sur ma jupe courte. je me suis barrée. impossible d’affronter ça.

 

Qu’après quand cet ami soit partit au lycée. « les flics ne peuvent rien faire ». #jenaipasportéplainte

 

se protéger encore de son père, son meilleur ami était venu le matin chez lui. Violé la veille. #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte ….Après a vingt ans j’ai échappé a trois types après une heure de persuasion pour qu’ils ne me violent pas

 

#jenaipasportéplainte car j’avais 14 ans, lui plus de 10 de plus

 

#jenaipasportéplainte. C’était mon amoureux à l’époque…

 

#Jenaipasportéplainte parce que j’étais trop jeune, je ne comprenais pas que c’était anormal et que les secrets de famille sont à cacher

 

parce que c’était le frère de mon pti copain et que je logeais chez eux car en conflit avec ma mère, j’avais 15ans1/2#jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte parce que j’étais en boite et saoule et que j’ai pas compris tout de suite.

 

#jenaipasportéplainte quand j’ai appris que la moitié de mes amis et de mes proches (hommes y compris) ont subis des violences sexuelles…

 

J’étais enceinte de mon agresseur #jenaipasportéplainte

 

#Jenaipasportéplainte mais je me dis que je dois le faire . Même si c’est contre X. La prescription est de 10 ans, ça fait 5 ans.

 

#Jenaipasportéplainte parce que je ne me vois pas aller a la police et revivre ca dans ma tête.

 

#Jenaipasportéplainte parce que j’en avais pas le courage

 

#Jenaipasportéplainte parce que ça m’a pris 2 ans pour comprendre qu’il m’avait violée. Je croyais que je n’étais pas normale. »

 

Il m’a dit j’suis flic #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte parce que la honte vous submerge peu à peu devant le mur d’incompréhension que vous devez souvent seul surmonter.

 

Je n’ai pas réussi à crier #jenaipasportéplainte

 

j’ai eu tellement peur… #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplaintej’avais honte, je me sentais sale.

 

Pque les adultes qui savaient autour de moi ont tt fait pour que je considère ma parole comme illégitime #jenaipasportéplainte

 

C’était il y a longtemps. #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte parce que je n’ai pas de domicile fixe

 

#jenaipasportéplainte parce que j’avais peur de perdre mon boulot

 

#jenaipasportéplainte parce que de toute façon, tout le monde trouve ça normal, une main au cul dans le métro. Enfin, pas qu’une…

 

#jenaipasportéplainte car je m’en voulais de ne pas avoir pu lui dire d’arrêter, et de l’avoir allumé.

 

#jenaipasportéplainte les deux fois où des hommes se sont masturbés devant moi. Je me suis dit que c’était pas si grave…

 

#jenaipasportéplainte 14ans agression sexuelle en pleine rue, je pensais que c’était ma faute de l’avoir « laissé faire », suis allée au lycée

 

#jenaipasportéplainte parce que le policier a refusé de prendre la plainte.

 

Un homme a profité de mon admiration amoureuse d’ enfant de 13ans pour me prendre ma virginité et mon enfance.#jenaipasportéplainte

 

Pensée sincère pour deux amies qui n’ont pas porté plainte: Par honte, peur, souffrance… Que sais-je. #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte parce que pour les flics à coté de chez moi « une tentative ça ne marche pas pour une plainte »

 

J’étais jeune, j’avais bu, on ne m’aurait pas cru et donc#jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte parce que terrifié, et aucun moyen de me défendre…

 

#jenaipasportéplainte c’était mon compagnon, il m’a menacé.Le pire ce furent:le gendarme,le médecin et l’avocat minimisant le crime.

 

Il m’a suivi dans les escaliers, a 10 ans, j’ai eu de la chance, j’ai pu crier assez fort et courrir assez vite #jenaipasporteplainte

 

#jenaipasportéplainte car j’avais honte, car je pensais que c’était de ma faute, ça n’aurait rien changé, cela m’avait déjà changée…

 

#jenaipasportéplainte « Parce que je ne veux pas mettre un mot sur ça, parce que j’étais une enfant, parce que c’était un proche »

 

#jenaipasportéplainte j’avais 5ans et lui 12 an fils d’amis de mes parents. il m’a dit de me taire ou je serai accusée de mentir, j’avais honte.

 

#jenaipasportéplainte car j’avais 7 ans et c’était mon pédiatre. A chaque oscultation il mettait sa main dans ma culotte,

 

#Jenaipasportéplainte parce que c’était ma mère, parce que ce n’était que des attouchements….

 

#jenaipasportéplainte mon père a abusé de moi pdt 15 ans, en justice 1 juge a reconnu ses actes, autre m’a forcée a y retourner.

 

#jenaipasportéplainte Je n’ai pas porté plainte parce qu’a six ans on sait même pas qu’on peut le faire

 

#jenaipasportéplainte pcque c’était sûrement de ma faute et puis c’était toujours des hommes que je connaissais bien

 

#jenaipasportéplainte j’avais 3 ans et mon père a été condamné a 15mois ferme une justice un peu + juste permettrai de vivre avec – de colère

 

#jenaipasportéplainte il m’a dit: tu vas tuer ma mère si tu portes plainte m’a menacé de s’en prendre à un des enfants si je ne cédais pas

 

#jenaipasportéplainte « mon médecin n’a pas voulu témoigner de la fois où il m’a poussée contre le mur avec le bébé dans les bras,

 

#jenaipasportéplainte c’était mon copain, chef d’entrepr. Il m’a frappée et menacée avec une arme/le gendarme m’a dit on SAURA que vous mentez

 

#jenaipasportéplainte 18 ans, 2h du mat, un vieux sort subitement d’un porche m’enlace violemment, j’avais un rasoir dans mon sac…

 

#jenaipasportéplainte je n’ai pas porté plainte car je l’avais occulté, j’avais 7 ans, , je ne l’ai dit qu’a l’âge de 18 ans

 

#jenaipasportéplainte c’était à l’étranger. j’étais soûle. j’ai mis 7 ans à comprendre qu’inconsciente ne voulait pas dire consentante.

 

#jenaipasportéplainte Parce qu’avant, je ne réalisais même pas que c’était un viol.

 

#jenaipasporteplainte parce que c’était mon père qui plus est était policier …

 

#jenaipasportéplainte Violée de 6 à 12 ans par mon géniteur+menace de meurtre. Appris mon inceste: 20 ans, à 45, j’ai 58 ans.

 

#Jenaipasportéplainte ses menaces de mort et ses coups m’ont fait arrêter de me débattre.

 

#jenaipasportéplainte on m’a dit « tu as pas du te débattre tant que ça » je culpabilise.

 

#jenaipasportéplainte J’avais 17 ans, j’étais amoureuse, il avait été mon premier…

 

#jenaipasportéplainte allés dans ma chambre, j’avais du désir, mais il a été violent; parti ne l’ai jamais revu.ai tenté de me suicider.

 

#jenaipasporteplainte parce que c’était mon père, qu’il me faisait peur , et je n’y comprenais pas grand chose

 

#jenaipasportéplainte c’était Mon premier il m’avait fait boire, viol

 

#jenaipasportéplainte car mes parents m’ont culpabilisée et dans les années 80, dans les milieux populaires, on ne parlait pas de tout ça

 

#jenaipasportéplainte j’avais vu à la télé une femme violée à un procès accusées d’être promenée ss soutien gorge et avoir tenté ses agresseurs

 

#jen’aipasportéplainte de peur de devenir “la violée” de mon village, la violée de mon lycée, la violée de ma famille…

 

C’était il y a 28 ans, j’ai cru que je pouvais oublier#jenaipasportéplainte

 

#Jenaipasportéplainte pour raconter les violences faites aux femmes et aux enfants

 

#jenaipasportéplainte quand il s’est masturbé à côté de moi dans sa voiture, parce que je lui avais demandé de me ramener sans le connaître.

 

#Jenaipasportéplainte parce que je n’osais pas en parler et quand je l’ai enfin fait un an plus tard on ne m’a pas crue.

 

#jenaipasportéplainte parceque je crois que je l’ai évité de justesse en courant dès qu’il m’a lâché enfin la main et que j’avais 13 ans

 

séquestrée, violée par deux hommes #jenaipasportéplainte pcq ils m’ont laissé dans le coma et que personne ne m’a crue

 

Au mariage de mn père, 1 de ses amis, saoul, a tenté de m’embrasser & me serrer contre lui. J’connaissais ses enfants.#jenaipasportéplainte

 

Car c’était mon copain. Il m’a frappée et menacée avec une arme et le gendarme m’a dit  » on SAURA que vous mentez « #jenaipasportéplainte

 

C’était en 2007, j’avais 19 ans, c’était mon oncle.#jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte Je n’ai pas porté plainte pour viol avec arme et enlèvement, car mineure en fugue (je fuyais un père violent).

 

il m’a sodomisée, j’avais trop honte de le dire #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte j’avais honte, je me sentais sale.

 

malgré ma fissure anale et mes blessures vaginales#jenaipasportéplainte

 

je n’ai pas eu le courage d’affronter la machine judiciaire, j’avais déjà vu des victimes être broyées #jenaipasportéplainte

 

 C’était il y a 28 ans, j’ai cru que je pouvais oublier#jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte Parce que je me suis trouvée trop gourde de l’avoir suivi et qu’il a écrit « S… est une pute » sur un mur après.

 

#jenaipasportéplainte parce que j’avais honte

 

Parce qu’en France, le viol, c’est juste du libertinage#jenaipasportéplainte

Ma grand-mère m’a dit « c’est souvent que tu voudras pas mais les hommes sont comme ça ! » #jenaipasportéplainte

 

Je suis au bord des larmes en me souvenant de toutes les fois où#jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte aussi pour ne pas être stigmatisée par cette affaire au boulot, par mes amis et rester « fréquentable » pour les garçons

 

#Jenaipasportéplainte et vu nb de tentatives d’agressions me ss tj demandée comnt une femme arrivait a ne jamais être violée de tte sa vie

 

#jenaipasportéplainte parce que je n’arrivais pas a y croire.

 

#jenaipasportéplainte pcq mon « amie » (fille de policier) m’a dit que je l’avais cherché,pas enfuie tout de suite

 

#jenaipasportéplainte pcq les filles autour riaient en disant qu’elles aussi y étaient passées.

 

#jenaipasportéplainte pcq je serais incapable de reconnaître mes agresseurs. pcq j’ai « seulement » eu très peur.

 

#Jenaipasportéplainte pcq ma réput avait déjà été salie par diffusion d’images de moi prises a mon insu,je pensait qu’on me croirait jamais

 

pour m’avoir punie de l’avoir trompé, c’est mon mari#jenaipasportéplainte

 

#jenaipasporteplainte parce que j’avais peur de lui et de sa famille.

 

#jenaipasporteplainte parce que je ne savais pas qu’on pouvait le faire. Par ce que j’étais trop jeune et que j’avais peur de ma mère.

 

#Jenaipasportéplainte pcq la copine qui nous a présenté a excusé mon agression par le fait que notre histoire n’était pas assez « romantique »

 

#Jenaipasportéplainte pcq on m’a dit après le viol qu’il fallait que je choisisse mieux mes copains

 

#Jenaipasportéplainte pcq les réactions des trolls et détournement sur twitter sont le reflet de la façon dont on vous traite en vrai

 

#jenaipasportéplainte non plus qd j’ai réussi a m’enfuir de la voiture qui me ramenait chez moi et ne voulais plus me lâcher, j’ai couru

 

Il m’est arrivé un truc moche quand j’avais six ans#jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte parce que Plainte est trop lourde, et que j’ai pas envie de me casser le dos.

 

#jenaipasportéplainte non plus qd un copain m’a dit que s’il me ramenait en voiture, il allait falloir y passer

 

#jenaipasportéplainte j’avais 25 ans. Surprise, gênée. Lui, médecin ostéopathe, l’air normal et professionnel. Je lui en veux toujours.

 

Je savais que ça n’effacerait rien. #jenaipasportéplainte.

 

De 6 a 11, mes oncles, régulièrement m’ont détruite,#jenaipasporteplainte, car ma famille ne m’a pas cru.

 

#jenaipasportéplainte La première fois j’avais 13 ans. Lui 30 ans. j’ai toujours peur….même ici

 

#jenaipasportéplainte A 16 ans, je n’ai pas porté plainte par crainte de n’être soutenue par personne

 

#jenaipasportéplainte A 21 ans 2de agression j’ai porté plainte,ma mère prévenue par la police débarque au poste en me traitant de menteuse.

 

#jenaipasportéplainte j’ai dû forcer les policiers à établir un portrait-robot correct qui a permis l’arrestation d’un violeur en série

 

#jenaipasportéplainte mal conseillée par un service d’aide aux victimes, dans une totale précarité, ai fini par me détourner de cette affaire

 

#jenaipasportéplainte 3 ans, l’effroi, le refoulement… 13 ans : honte… le silence s’est installé. Pas un mot même pour me le dire. Se taire.

 

#jenaipasportéplainte Parce qu’à bout de force face à sa manipulation, je suis retournée le voirJ’en crève encore de culpabilité.

 

#jenaipasportéplainte parce que je ne savais pas. il avait à peine 12 ans, moi 3. 1 toute petite fille, toute nouvelle àl’école maternelle.

 

#jenaipasportéplainte pce que ma tête a voulu oublier mais corps en a gardé les traces et ce jusqu’à le naissance de ma fille, il y a 4 ans.

 

#jenaipasportéplainte fils de ma nourrice. IL a profité d’une sieste pour me violer sans vergogne, me blessant dans mon corps et mon esprit.

 

Je savais que ça n’effacerait rien. #jenaipasportéplainte. NE PLUS SE TAIRE

 

Un an bientôt, 3 mois d’anti dépresseurs, xanax, lexomil,lui ne comprend pas pourquoi je suis mal #jenaipasporteplainte

 

Je ne sais qui c’est, j’étais droguée #jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte: j’ai porté plainte, mais il y avait une prescription de 10 ans.

 

#jenaipasporteplainte et ma copine M non plus qd en CM2 des garçons + agés l’ont enfermé ds les toilettes pr la tripoter

 

#jenaipasportéplainte et ma copine L non plus qd elle a du quitter sa boite pcq son maître de stage la tripotait des qu’il

 

#jenaipasporteplainte et ma copine P non plus qd elle réussi a s échapper de la maison ou 2 type voulaient la forcer a faire un plan a

 

#Jenaipasportéplainte et l’ex de mon frère non plus, elle avait été abusée pendant son

 

#jenaipasportéplainte la meilleure amie de ma copine A non plus, c’était son copain, ça « arrivait », elle ne savait pas quoi

 

#jenaipasportéplainte ma copine M non plus, c’était son copain du moment et son frère lui avait aussi promis de garder son

 

 #jenaipasportéplainte la cousine de ma copine C non plus c’était son copain du moment

 

 #jenaipasportéplainte c’etait son copain, F n’arrivait pas a le quitter, sa mère non plus n’avait pas porté plainte, elle c’etait son frère

 

#jenaipasportéplainte et ma copine M non plus, elle s’est débattue dans son allée et il est parti finalement

 

#jenaipasportéplainte et ma copine MC non plus elle avait réussi a lui échapper dans un compartiment trop vide de la sncf, a 17

 

#jenaipasportéplainte et ma collègue C non plus c’était son copain, il lui courait après dans l’appartement pour la violer

 

#jenaipasportéplainte et ma cousine E non plus, c’était en voyage, elle avait 6 ans, dans un pays étranger, des attouchements

#jenaipasportéplainte et mes copines non plus ce n’était que des mains sur la cuisse, et surtout le directeur du lycée

 

#jenaipasportéplainte et ma femme de ménage non plus, elle avait 15 ans, pas de toit, sa mère l’avait jeté dehors et « rien n’est

 

#jenaipasportéplainte et ma grand mère non plus, elle avait 7 ans lors de ses attouchements

 

#jenaipasportéplainte pour le kine qui me dévisageait ou matait des pieds a la tête a chaque fois que je me déshabillais en

 

#jenaipasporteplainte parceque j’étais d’accord pr des rapports mais pas pr ce qu’il voulait comme pratique,qui allait comprendre la

#jenaipasporteplainte parce que je me suis convaincue que j’en avais eu envie

 

#jenaipasporteplainte parce que j’ai compris bien après que mon kiné attendaitque je me retourne pour me frôler les fesses, j’avais 14

 

#jenaipasportéplainte pcq on m’avait expliqué ado que j’avais de la chance et que pour bcp la première fois était le fait d’un père/frère

 

#jenaipasportéplainte pcq le passé de J.Foster dans Les accusés m’avait bien appris que pr prouver le viol, il faut prouver son

 

#Jenaipasportéplainte pcq si les gens trouvent ça horrible à lire sur twitter, comment croyez vous qu’ils réagissent de vive

 

#Jenaipasportéplainte pcq qd vous en parlez de vive voix, les gens ne veulent pas savoir, pas entendre,pas imaginer,pas voir,pas

 

#Jenaipasportéplainte parce que j’avais 13 ans,j’ai couru et que c’était mon prof de planche, l’idole de l’hôtel ou nous étions en

 

#Jenaipasportéplainte et je ne connais pas une femme qui n’ai pas au moins une sale histoire a raconter

#jenaipasportéplainte pour ne pas être stigmatisée,qd une collègue a lancé « qd on se fait violer c’est la honte on le dit pas » ça c

 

#jenaipasporteplainte pcq avec tt cet alcool je me suis convaincue que j’en avais eu envie de faire ce qu’il voulait, cet inconnu et sa

 

#jenaipasportéplainte + tard pcq celle a qui j’avais confié la tentative de viol de mon adolesc me reparlais tj de « avec ce que tu as

 

 

#jenaipasportéplainte parceque je crois que je l’ai évité de justesse en courant dès qu’il m’a lâché enfin la main et que j’avais 13 ans

 

#jenaipasportéplainte aussi pcq mes amis qui le connaissaient et l’on su, ont rigolé en disant « il lui a montré sa b** et elle a eu peur »!!

 

#jenaipasporteplainte pour Haude, victime d’un viol collectif sur une plage, désormais internée dans un hôpital psychiatrique…

 

#jenaipasporteplainte pour toutes ces étudiantes qui ont abandonné pour cause de chantage sexuel de leurs directeurs de thèse

 

#jenaipasportéplainte mon « amie » s’est empressée de raconter « mes problèmes » dixit à ns collègues de bureau et moi j’ai gardé secret le sien

 

#jenaipasportéplainte mais je lui ait écrit tout le mal qu’occulter mes non » avaient fait, il a voulu s’excuser,s’expliquer,cétait trop tard

 

#jenaipasportéplainte et ce jour là j’ai compris que mes amies connaissances non plus, pourtant toutes avaient eu agressions,viol,tentatives

 

#jenaipasporteplainte pour tellement de camarades victimes de harcèlement sexuel à l’université #ShameOnYouLesProfs

 

#jenaipasporteplainte pour Isabelle violée par son »copain » de 20 ans de plus qu’elle, la gynéco a dit « boucherie », les flic s’en foutaient

 

#jenaipasportéplainte parce que j’ai mis 4 ans à comprendre que quand on dit « non » , c’est un viol

 

#jenaipasportéplainte parce que j’ai longtemps cru que c’était de ma faute

 

#jenaipasportéplainte parce que personne ne m’aurait crue, parce que c’était mon petit ami, parce que j’ai peur de lui et des représailles

 

#jenaipasportéplainte .…et parce que je n’ai aucune confiance en la justice face à la violence faite aux femmes.

 

#jenaipasportéplainteparce que j’avais cinq ans, et que je n’ai rien compris à ce qui m’était arrivé,

 

#jenaipasportéplainte parce qu’un petit garçon, ça ne fait pas de fellation à un grand de 3ème, et qu’un mec, ça doit se défendre.

 

crainte de ne pas revoir mes enfants/si placés dans une maison d’accueil/ pour ma part le choix a été vite fait...#jenaipasportéplainte

 

cette situation se retourne contre moi devant le juge..l’avocat de mon ex, dit qu’il n’y a pas eu de violence puisque#jenaipasportéplainte

 

#jenaipasportéplainte qd au collège les garçons me piégeaient dans un coin pour me toucher le sexe et les seins. Quand j’ai dénoncé, on a ri

 

#jenaipasportéplainte quand mon « fiancé » a essayé de me vendre à un autre homme

 

#jenaipasportéplainte pour une amie agressée par son mec, car les flics qui ns on reçues ont dit qu’il fallait 2 témoins, sinon pas plainte.

 

#jenaipasportéplainte quand le patron m’a dit « si tu couches pas je te fais l’enfer ». J’ai tenu 2 mois, puis virée

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#ManifestePJP traverse la Manche et rejoint #ididnotreport et crée #jenaipasportéplainte

Le 1er mars, nous avons lancé notre campagne. Avec 4 visuels qui mettaient en avant le nombre de femmes qui ne portaient pas plainte (« did not report »en anglais) et les raisons pour lesquelles elles ne portaient pas plainte. Quelques jours plus tard, suite à une campagne de Mumsnet, la blogueuse feministe Londonfeminist lançait sur twitter le hashtag #Ididnotreport qui rencontrait un énorme succès.

Du coup, nous sommes entrées en contact et avons décidé, comme première étape de j’espère une collaboration européenne, de traduire notre campagne en anglais pour qu’elle puisse être partagée partout et augmenter nos forces.
Aujourd’hui c’est fait, Londonfeminist a publié la campagne sur son blog, merci Julian !

Nous proposons à toutes celles qui n’auraient pas porté plainte et souhaiteraient faire comme les britanniques, d’en parler sur twitter, sous le hastag #jenaipasportéplainte. Pas besoin de révéler son identité si on ne le souhaite pas. la plupart des « twittos » utilisent un pseudo.

Et voici la video en anglais, ainsi que les visuels.

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Des deux côtés de la Manche, les femmes disent non au silence autour des viols !

Et toujours, la pétition à signer : lapetition.be
Quelques jours après le lancement de notre campagne pas de justice pas de paix, avec des visuels qui reprenaient des exemples des raisons pour lesquelles l’immense majorité des victimes de viol ne portent pas plainte, nous avons découvert qu’un initiative très semblable avait été lancée lundi en Grande-Bretagne par la blogeuse London Feminist. Depuis lundi soir, les témoignages de femmes n’ayant pas porté plainte #Ididnotreport sont envoyés par des centaines de femmes sur twitter. L’objectif , est le même que le nôtre : montrer comment le silence qui s’impose aux victimes les empêche de porter plainte et de réclamer justice.
 
Nous sommes parties du même constat : 90% des victimes de viols, soit 70.000 femmes adultes par an, ne portaient pas plainte.
Nous avons écrit une plainte universelle pour réclamer que la justice prenne enfin en compte la gravité du crime de viol, sa massivité et rende justice et réparation aux victimes.
Nous avons appelé des milliers de personnes à le faire également et à envoyer cette plainte à leurs député-es, aux ministères de la justice et de l’Intérieur, et aux membres du Sénat. Des centaines de lettres ont déjà été envoyées.

Nous nous félicitons qu’ici comme Outre-Manche, des femmes et des hommes décident que le silence doit être brisé, et la société mise devant ses responsabililtés.

Pas de justice, pas de paix.

et sur Twitter : @manifestePJP.

La presse et les blogs en parlent : Be en a fait un de ses buzz de la semaine, Les nouvelles news : http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/1769-sortir-silence-sur-les-violences-sexuelles-en-140-signes

 

PJP-film-

Par sandgoldschmidt| 1 vidéo

 
 
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Petit bilan -et perspectives- de deux semaines de campagne du #manifestePJP

Depuis le lancement de la campagne, le 1er mars, et de l’action collective, le 7, quels retours avons-nous eu ? Commençons par un grand merci à toutes et tous : dans une semaine surchargée d’événements féministes -et c’est tant mieux- nous avons creusé notre sillon.
Avec d’abord, les lettres que vous avez envoyées à vos député-e-s, sénateur-trices- et aux ministères. Difficile de les comptabiliser, tout le monde ne nous mettant pas en copie. sur notre adresse gmail, qui en plus est trompeuse (c’est bien pasdjusticepasdpaix@gmail.com). Toutefois nous avons la trace d’environ 200 lettres, plus de 300 personnes qui se sont inscrit-e-s à l’événement Facebook. On n’attend plus que les retours des politiques, mais pour cela il faut continuer à envoyer des lettres ! si vous n’avez envoyé qu’aux député-e-s, envoyez aussi aux sénateurs, et réciproquement !

Ensuite, le clip video de la campagne, qui reprend -abrégé- le texte de notre plainte, que vous pouvez aussi faire suivre à politiques, ami-e-s, etc…a été vu déjà 1016 fois. C’est largement plus que nous n’aurions imaginé. Quand au blog, plus du 7000 pages vues en 14 jours. Et près de 400 personnes qui suivent notre page facebook, plus de 100 « followers twitter » : @manifestePJP.

Encore, la pétition, qui reprend les trois textes principaux du manifeste pas de justice pas de paix, qui a été signée par 500 nouvelles personnes pour être aujourd’hui à 1360 !

Côté média, merci à Egalité-infos, qui a publié les photos de la campagne, aux blogs V pour victime, féministes en tout genre, Le féminin l’emporte, millebabords, et bien sûr les blogs de Muriel Salmona et Sandrine Goldschmidt . La campagne a été relayée avec force par l’association « Le monde à travers un regard« , présidée par Sandrine Apers, et qui lutte contre le viol par inceste et la pédocriminalité. Merci infiniment à elle. Par ailleurs, la plainte a été lue à deux reprises à l’occasion de la manifestation organisée par cette association et Mémoire traumatique et victimologie, samedi dernier à Bastille, pour les survivant-e-s de l’inceste et la pédocriminalité.

Côté presse à proprement parler, moins de retours qu’espéré, mais la soirée FEM avec les candidat-e-s a été plus mise en avant, c’est logique…néanmoins signalons le journal « Be » qui a mis une de nos photos et recommandé la campagne dans une brève, ainsi que le journal féministe allemand « Emma », qui devrait prochainement en parler.

Côté contenu, en plus des visuels et de la vidéo, nous vous rappelons tous les articles que vous pouvez trouver sur ce blog :

Viols : la loi

Viols : les chiffres

Viols : traumas

Articles et documents

Que sommes-nous ?

Nous vous remercions donc toutes et tous, et plus particulièrement la photographe qui a fait ces photos exceptionnelles, le graphiste qui a placé la barre très haut, les copines qui ont prêté leur image, leur voix, leur écriture, leurs talents multiples et variés, ainsi que toutes les copines qui nous ont aidé à relayer la campagne. 

Nous n’allons bien évidemment pas nous arrêter là !

On peut continuer, au moins jusqu’au 31 mars, à en parler, à diffuser les cartes postales, à signer la pétition, à envoyer des lettres… Nous reviendrons ensuite après les élections, pour alerter les nouveaux-elles ministres, député-e-s, relancer les sénateur-es. Et nous ferons un nouvel événement fin septembre, au festival Femmes en résistance…affaire à suivre, donc !

 

 

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Viols : traumas

Avant de vous faire, demain, un premier bilan une semaine après le lancement de l’opération d’envoi aux élu-e-s et ministères, un nouvel article, sur les traumas liés au viol. Pour mieux comprendre pourquoi il est indispensable que la justice prenne en charge les victimes, pourquoi qu’il est indispensable, si on veut qu’un jour elles ne soient plus de les victimes, de les reconnaître comme telles, et de mettre fin à l’impunité des agresseurs. Car pour aller de l’avant, il faut 1/ que justice soit rendue 2/ que soins et réparation aussi.

Les viols sont à l’origine de graves conséquences sur l’intégrité physique et psychique directement liées à l’installation de troubles psychotraumatiques sévères (dont l’état de stress post traumatique) qui, s’ils ne sont pas pris en charge spécifiquement et si les victimes ne sont pas secourues, crues et bien accompagnées, peuvent se chroniciser et durer de nombreuses années, voire toute une vie, et avoir un impact très lourd sur la santé des victimes. Les viols ont le triste privilège d’être avec la torture celles qui vont avoir les conséquences psychotraumatiques les plus graves, avec un risque de développer un état de stress post traumatique chronique très élevé, avec jusqu’à 80 % de risque de les développer alors que lors de traumatismes en général il n’y a que 24 % de risques. Lors de viols, la mise en scène de meurtre de l’agresseur associée à sa volonté de faire le plus souffrir la victime, de la dégrader, de l’humilier et de porter atteinte à sa dignité, génèrent chez les victimes un sentiment de mort psychique, elles se perçoivent comme des survivantes et même, pour  certaines, comme des « mortes vivantes ».

Les troubles psychotraumatiques sont des conséquences normales des violences qui s’expliquent par la mise en place de mécanismes neuro-biologiques et psychiques de survie à l’origine d’une mémoire traumatique. Ces mécanismes sont mieux connus depuis une dizaine d’années. Ils sont pathognomoniques, c’est-à-dire qu’ils sont spécifiques et qu’ils sont une preuve médicale du traumatisme. Ils ne sont pas liés à la victime mais à la gravité de l’agression et à l’intentionnalité destructrice de l’agresseur.

Ces troubles psychotraumatiques sont méconnus presque jamais identifiés, ni diagnostiqués (les médecins, les psychiatres ne sont pas formés), et en tout état de cause gravement sous-estimés. les victimes sont donc abandonnées sans traitement spécialisé. Tout se passe passe comme si on laissait un polytraumatisé après un accident se réparer tout seul sans soin, au pire il pourrait en mourir, se retrouver le plus souvent avec de lourdes séquelles et de lourds handicaps, et au mieux s’en sortir à peu près, mais après quelles souffrances !! C’est ce qui se passe pour les victimes de violences sexuelles alors qu’elles sont polytraumatisées psychiquement et neurologiquement on les laisse sans soin, alors qu’il existe des soins efficaces. C’est inhumain. Et comble de l’injustice, on leur reproche sans cesse leurs blessures et leurs symptômes, au lieu d’être soignés et pris en compte, ils sont utilisés pour les disqualifier et nier les violences subies. Et ces troubles psychotraumatiques leur sont continuellement reprochés comme si elles en étaient seules la cause.

Ces troubles psychotraumatiques sont générés par des situations de peur et de stress extrêmes provoquées par les violences. Ces violences sexuelles sont tellement terrorisantes, sidérantes, incompréhensibles, incohérentes et impensables qu’elles vont pétrifier le psychisme — le mettre en panne — de telle sorte qu’il ne pourra plus jouer son rôle de modérateur de la réponse émotionnelle déclenchée par l’amygdale cérébrale qui joue un rôle d’alarme en commandant la sécrétion d’adrénaline et de cortisol (hormones de stress). La réponse émotionnelle monte alors en puissance sans rien pour l’arrêter et atteint un stade de stress dépassé qui représente un risque vital cardio-vasculaire (adrénaline) et neurologique (cortisol) par « survoltage » et impose la mise en place par le cerveau de mécanismes de sauvegarde neurobiologiques exceptionnels sous la forme d’une disjonctionC’est un courtcircuit qui isole l’amygdale cérébrale et qui permet d’éteindre la réponse émotionnelle. Cette disjonction se fait à l’aide de la libération par le cerveau de neuromédiateurs qui sont des drogues dures endogènes morphine-like et kétamine-like.

La disjonction entraîne une anesthésie émotionnelle et physique alors que les violences continuent et elle donne une sensation d’irréalité, de déconnexion, de corps mort, de n’être plus dans la situation, mais de la vivre de l’extérieur en spectateur, c’est ce qu’on appelle la dissociation. La dissociation peut parfois s’installer de manière permanente donnant l’impression de devenir une automate, d’être dévitalisée, déconnectée, anesthésiée, confuse, une morte-vivante.

La disjonction est aussi à l’origine de troubles de la mémoire (amnésie lacunaire : « trous noirs ») et d’une mémoire traumatique, la mémoire émotionnelle des violences va rester piégée dans l’amygdale, isolée elle ne pourra pas être traitée par l’hippocampe (structure cérébrale qui est un logiciel de traitement et d’encodage de la mémoire consciente et des apprentissages). Cette mémoire traumatique va alors rester en l’état, surchargée d’effroi, de détresse, de douleur et exploser ensuite à distance des violences de manière incontrôlable au moindre lien ou stimulus qui rappellent les violences (situations, lieux, odeurs, sensations, émotions, stress, etc.). Elle  fait revivre à l’identique, comme une « machine à remonter le temps »de façon intolérable les violences avec les mêmes émotions, les mêmes sensations, le même stress dépassé lors des réminiscences ou lors de cauchemars. Elle envahit totalement la conscience et provoque une détresse, une souffrance extrême et à nouveau un survoltage et une disjonction. Cette mémoire traumatique, telle une « boîte noire » contient tout le vécu émotionnel et sensoriel de la victime, les faits de violences, mais aussi tout ce qu’a mis en scène l’agresseur, ses paroles, ses expressions.

La vie devient un enfer avec une sensation d’insécurité, de peur et de guerre permanente. Il faut être dans une vigilance de chaque instant pour éviter les situations qui risquent de faire exploser cette mémoire traumatique. Des conduites d’évitement et de contrôles de l’environnement se mettent alors en place. Toute situation de stress est à éviter, il est impossible de relâcher sa vigilance, dormir devient extrêmement difficile.

La vie devient un terrain miné par cette mémoire traumatique qui est tout le temps susceptible d’exploser en se rechargeant encore plus à chaque fois, et en créant au bout d’un certain nombre d’explosions une accoutumance aux drogues dures endogènes disjonctantes. À cause de cette accoutumance, l’état de stress dépassé avec survoltage ne peut plus être calmé par la disjonction, la souffrance devient intolérable, avec une impression de mort imminente. Pour y échapper il n’y a plus comme solution que de recourir au suicide ou à des conduites dissociantes, c’est-à-dire à des conduites qui augmentent brutalement le niveau de stress pour arriver coûte que coûte à sécréter suffisamment de drogues dures endogènes (pour disjoncter malgré l’accoutumance), ou qui renforcent l’effet des drogues endogènes grâce à une consommation de drogues exogènes (alcool, drogues, psychotropes à hautes doses).

Ces conduites dissociantes sont des conduites à risques et de mises en danger : sur la route ou dans le sport, mises en danger sexuelles, jeux dangereux, consommation de produits stupéfiants, violences contre soi-même comme des auto-mutilations, violences contre autrui (l’autre servant alors de fusible grâce à l’imposition d’un rapport de force pour disjoncter). Rapidement ces conduites dissociantes deviennent de véritables addictions. Ces conduites dissociantes sont incompréhensibles et paraissent paradoxales à tout le monde (à la victime, à ses proches, aux professionnels) et sont à l’origine chez la victime de sentiments de culpabilité et d’une grande solitude. Elles représentent un risque très importants pour sa santé (accidents, maladies secondaires aux conduites addictives).

Les viols et leurs troubles psychotraumatiques s’ils ne sont pas pris en charge de façon juste, humaine et adaptée vont donc être à l’origine de nombreux problèmes de santé avec une fatigue et des douleurs chroniques invalidantes, des insomnies, des troubles anxieux sévères, des états dépressifs réactionnels, des tentatives de suicides, des addictions, des troubles alimentaires, des troubles de la sexualité, des troubles de la mémoire et de la concentration, des troubles cardio-vasculaires et respiratoires, digestifs, gynécologiques, dermatologiques et endocriniens… Ces troubles psychotraumatiques auront alors un impact catastrophique sur la santé et la vie personnelle, sociale, scolaire et professionnelle des victimes et seront même un déterminant majeur de leur santé (ce que de nombreuses études ont prouvées).

La prise en charge est essentielle, elle consiste à faire cesser les violences, mettre à l’abri et en sécurité, et faire appel à la loi, donner des informations et expliquer les mécanismes psychologiques et neurobiologiques psychotraumatiques pour que les victimes comprennent ce qui leur arrivent, pour qu’elles puissent se déculpabiliser et avoir une boîte à outils pour mieux se comprendre, mieux se protéger et mieux se soigner, orienter vers des centres de soins spécialisés avec des médecins formés à la psychotraumatologie.

Les soins consistent à soulager la souffrance psychique en priorité, à permettre d’éviter le plus possible les conduites dissociantes, à identifier la mémoire traumatique qui prend la forme de véritables mines qu’il s’agit de localiser, et puis patiemment avec  la psychothérapie il faut la désamorcer et la déminer, en faisant des liens et en réintroduisant des représentations mentales pour chaque manifestation de la mémoire traumatique, ce qui va permettre de réparer et de rétablir les connexions neurologiques qui ont subi des atteintes et même d’obtenir une neurogénèse. Il s’agit de « réparer » l’effraction psychique initiale, la sidération psychique liée à l’irreprésentabilité des violences. Effraction responsable d’une panne psychique qui rend le cerveau incapable de contrôler la réponse émotionnelle ce qui est à l’origine du stress dépassé, du survoltage, de la disjonction, puis de l’installation d’une dissociation et d’une mémoire traumatique. Cela se fait en « revisitant » le vécu des violences, accompagné pas à pas par un « démineur professionnel » avec une sécurité psychique offerte par la psychothérapie et si nécessaire par un traitement médicamenteux, pour que ce vécu puisse petit à petit devenir intégrable, car mieux représentable, mieux compréhensible, en mettant des mots sur chaque situation, sur chaque comportement, sur chaque émotion, en analysant avec justesse le contexte, ses réactions, le comportement de l’agresseur. Cette analyse poussée permet au cerveau associatif et à l’hippocampe de refonctionner et ainsi de reprendre le contrôle des réactions de l’amygdale cérébrale et d’encoder la mémoire traumatique émotionnelle pour la transformer en mémoire autobiographique consciente et contrôlable. Le but, c’est de ne jamais renoncer à tout comprendre, ni à redonner du sens, tout symptôme, tout cauchemar, tout comportement qui n’est pas reconnu comme cohérent avec ce que l’on est fondamentalement, toute pensée, réaction, sensation incongrue doit être disséqué pour le relier à son origine, pour l’éclairer par des liens qui permettent de le mettre en perspective avec les violences subies. Par exemple une odeur qui donne un malaise et envie de vomir se rapporte à une odeur de l’agresseur, une douleur qui fait paniquer se rapporte à une douleur ressentie lors de l’agression, un bruit qui paraît intolérable et angoissant est un bruit entendu lors des violences comme un bruit de pluie s’il pleuvait, un bruit de chaudière si le viol a été commis tout à côté d’une chaudière, une heure de la journée peut être systématiquement angoissante ou peut entraîner une prise d’alcool, des conduites boulimiques, des raptus suicidaires, des auto-mutilations s’il s’agit de l’heure de l’agression, une sensation d’irritation, de chatouillement ou d’échauffement au niveau des organes génitaux survenant de façon totalement inadaptée dans certaines situations peut se rapporter aux attouchements subis, des “fantasmes sexuels” violents, très dérangeants dont on ne veut pas, mais qui s’imposent dans notre tête ne sont que des réminiscences traumatiques des viols ou des agressions sexuelles subies…

Rapidement, ce travail se fait quasi automatiquement et permet de sécuriser le terrain psychique, car lors de l’allumage de la mémoire traumatique le cortex pourra aussitôt contrôler la réponse émotionnelle et apaiser la détresse sans avoir recours à une disjonction spontanée ou provoquée par des conduites dissociantes à risque. Il s’agit de devenir expert en « déminage » et de poursuivre le travail seul, les conduites dissociantes ne sont plus nécessaires et la mémoire traumatique se décharge de plus en plus, la sensation de danger permanent s’apaise et petit à petit il devient possible de se retrouver, et d’arrêter de survivre pour vivre enfin.

Les violences sexuelles ne sont pas une fatalité, elles n’ont rien à voir avec la sexualité et le désir sexuel, elles ne sont que des violences terriblement efficaces (les plus efficaces avec la torture) pour détruire, dégrader et soumettre l’autre, et elles sont utilisés comme une drogue par l’agresseur pour s’anesthésier émotionnellement. La victime est toujours innocente face aux violences, elle est piégée dans un scénario qui ne la concerne pas, à jouer de force un rôle. Ces conduites violentes ne sont possibles que dans un cadre inégalitaire qui permet de fabriquer des victimes toutes désignées et de les instrumentaliser le plus souvent en toute impunité.

Les victimes de viols quand elles sont abandonnées sont prisonnières de troubles psychotraumatiques et de stratégies de survie qui leur brouillent encore plus l’accès à leur vérité et qui participent à la loi du silence : avec de fréquentes amnésies traumatiques des violences (jusqu’à 38 % des victimes de violences sexuelles connues dans l’enfance n’en ont aucun souvenir 17 ans après, étude de Williams 1994, et 59 % seront amnésiques lors de périodes plus ou moins longues, parfois plusieurs décennies, étude de Briere, 1993), avec des souvenirs tellement saturés de troubles dissociatifs que les violences peuvent leur paraître pas si graves, ou bien irréelles, du fait d’une anesthésie émotionnelle, de sentiments d’étrangeté et de sensations d’avoir été spectatrice de la scène de violence, avec également des conduites d’évitement qui leur font éviter tout ce qui peut se rapporter aux agressions (éviter d’y penser, d’en parler), avec des sentiments de honte et de culpabilité crées de toute pièce par le comportement et les propos de l’agresseur qui les isolent et les condamnent au silence, sentiments de culpabilité aussi, parce qu’elles n’ont pas compris pourquoi elles n’ont pas pu se défendre ou fuir, pourquoi elles sont restées avec l’agresseur et ont continué à lui parler, à le voir, parce que la sidération au moment de l’agression est incompréhensible, parce que l’anesthésie émotionnelle liée à la disjonction est troublante et rend confuse, et parce que certaines conduites dissociantes à risque qui poussent à reproduire sur soi les violences ou à se mettre sexuellement en danger font naître le doute (« l’agresseur a peut être raison, et si j’aimais ça…, et si je ne méritais que ça…, et si c’était mon destin…»). Les victimes pensent aussi (souvent à juste titre malheureusement) comme le leur a dit l’agresseur que personne ne les croira, et elles peuvent avoir  peur de l’agresseur qui les a menacé ou menacé leurs proches si elles parlaient.

L’accès à des soins adaptés, spécialisés et gratuits par des professionnels formés est une revendication essentielle. Cette absence d’offre de soins est une perte de chance pour les victimes et une atteinte très graves à leurs droits fondamentaux. 

Article écrit par Muriel Salmona, psychiatre et psychotraumatologue, le 4 mars 2012

Pour en savoir plus :

l’article avec les références les plus récentes : « Mémoire traumatique et conduites dissociantes » : http://stopauxviolences.blogspot.com/2012/03/dernier-article-de-muriel-salmona-avec.html

et sur les mécanismes psychotraumatiques : http://memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/origine-et-mecanismes.html

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Pas de justice, pas de paix à la Cigale et dans la manif…

C’était la manifestation de la journée internationale des luttes pour les droits des femmes. Nous avons largement distribué le texte de la plainte et les cartes postales de la campagne PJP, et avons été agréablement surprises par le nombre de femmes et hommes qui la connaissaient déjà ! Nous serons également là samedi pour la manifestation « Stop à l’inceste et à la pédocriminalité », organisée par l’association « le monde à travers un regard » et par le CRIFIP (Centre de recherche, d’information et de formation sur l’inceste et la pédocriminalité), à 14h à Bastille. Le monde à travers un regard soutient avec force notre campagne, et nous en sommes très fières !

Par ailleurs, nous étions le 7 mars à la Cigale, la soirée organisée par les Féministes en mouvement qui ont interpellé les politiques.

Le clip video du manifeste a pu être diffusé en début de soirée, voici le diaporama de sa diffusion ! Les photos sont très belles, comme toujours…

Et si vous voulez nous écrire, voici l’adresse mail pour nous contacter : pasdjusticepasdpaix@gmail.com (attention, il ne faut pas de e aux de)

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Aujourd’hui : envoyez la video aux sénateur-e-s !

Merci à toutes et tous qui êtes nombreux-ses à soutenir notre initiative. Il nous faut continuer, tous les jours jusqu’aux élections et après, à envoyer la plainte aux député-es, sénateur-e-s, ministres !

Aujourd’hui, nous vous proposons, si vous ne l’avez déjà fait, d’envoyer la plainte aux sénateurs dont vous trouverez la liste dans la page ci-dessous.

A vos claviers !

Vous pouvez en outre leur envoyer le lien vers la video de la plainte, que nous vous invitons à découvrir et diffuser le plus largement possible aujourd’hui : http://www.youtube.com/watch?v=7qsRniVqMag

Et rappel : toutes les coordonnées et le mode d’emploi pour envoyer la plainte sont ici : https://pasdejusticepasdepaix.wordpress.com/vous-aussi-envoyez-la-plainte/

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